Serious game, à chaque besoin son jeu !

IHEDN
Retour sur la conférence de l’IHEDN, « Les serious games sont-ils l’avenir de la gestion de crise ? » Intervenant : Louis Bernard, fondateur de Layer Cake, société spécialisée dans la prévention des risques.
Serious game ou « jeu sérieux » pour apprendre, avec l’ambition d’apporter un nouveau type de pédagogie, des compétences ciblées par l’entraitement dans un contexte attrayant, cohérent, ludique, réaliste ou irréaliste.
Le serious game semble être le nouvel outil tendance des entreprises pour faire évoluer les compétences des collaborateurs via cette technique singulière de mémorisation d’un ensemble de savoir-être, savoir-faire et savoirs. Rappelons que notre cerveau retient 90% de ce que l’on fait, contre 10% de ce que l’on lit. Ainsi le serious game, qui a pour objectif de « faire agir » l’usager sur le jeu, par un choix de réponses à une situation donnée, semble-t-il un moyen adéquat pour développer ses connaissances métiers, communicationnelles ou informatives par l’entraitement.Il est notamment idéal pour améliorer ses qualités dans la gestion de crise. Le processus du jeu fait appel à divers aspects tels que l’immersion, la créativité, le pragmatisme, l’adaptabilité des procédures, la maîtrise de la technologie, l’expertise et la prise de décision. Le serious game apprend donc les bonnes pratiques et bons réflexes.
 
 Etant un jeu ludique dont le maître mot est l’apprentissage dans un cadre immersif, la meilleure stratégie de formation est la stratégie de la défaite, laquelle ne doit pas décourager les usagers, bien au contraire ! Elle est plus efficace pour assimiler les savoirs qu’une réussite totale et ennuyeuse. Rappelez-vous, nous nous souvenons plus facilement de nos erreurs ! 
Toutefois, le serious game a ses limites. Actuellement, aucun n’intègre encore la dimension « jouer en réseau en mode multi-joueurs » – dont le développement informatique est encore trop coûteux – ce qui élimine a forciori une des compétences majeures de la gestion de situation face à plusieurs profiles de personne. En découle la faiblesse suivante, qui consiste à freiner le joueur dans la compréhension des ressorts culturels au sein d’un contexte international. Le système de points est également à remettre en question car il est considéré comme trop restrictif dans la notation de la logique d’un joueur. Pour citer un serious game modèle, on notera America’s Army, sorti en 2002 dans le domaine militaire, et Mister Travel, créé par Louis Bernard, maintes fois récompensé. Il s’agit d’un jeu ludo-éducatif conçu pour une société d’assurance française et dont le but est de sensibiliser les particuliers aux risques lors d’un voyage touristique. Le jeu gagne ses galons par sa modernité, son contexte et son design ludiques, et sa pédagogie à chaque étape d’avancement.
Plus d’information sur : http://www.anaj-ihedn.org/serious-game/

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